Guinée : TLP soutient l’auto-saisine de la CRIEF dans l’affaire « Maya la solution »
19 avril 2026La Coordination nationale de l’organisation Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) a exprimé sa position suite à l’auto-saisine du Procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières dans une affaire impliquant deux figures médiatisées, Aminata Kaba et Mariame Bah.
Dans une déclaration rendue publique le 17 avril 2026 à Conakry, l’organisation indique avoir pris connaissance, via le site Mosaique Guinée, de l’ouverture d’une enquête visant Aminata Kaba, connue sous le sobriquet « Maya la solution ». Cette dernière est soupçonnée de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite.
Selon les informations relayées, cette procédure fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle l’intéressée affirme détenir une somme de trois milliards de francs guinéens en liquide, dont l’origine reste à établir.
Dans cette même affaire, Mariame Bah, alias « Yama Sega », est également citée pour des faits présumés liés à la détention et à la consommation de stupéfiants.
Face à la gravité des accusations, TLP-Guinée a salué l’initiative du Procureur spécial de la CRIEF et l’a encouragé à conduire des investigations « approfondies, indépendantes et impartiales », notamment sur les volets liés au blanchiment de capitaux, à l’enrichissement illicite et aux stupéfiants, conformément au Code pénal en vigueur.
Par ailleurs, l’organisation interpelle le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry afin qu’il se saisisse également d’autres faits présumés, notamment les injures publiques, l’incitation de la jeunesse à la débauche et l’outrage aux bonnes mœurs, largement diffusés sur les réseaux sociaux.
TLP-Guinée estime que ces déclarations publiques, attribuées à des personnalités influentes et perçues comme proches du pouvoir, portent atteinte à la santé publique, à l’ordre social ainsi qu’aux valeurs morales et religieuses du pays. Elles seraient également susceptibles d’éroder la confiance des citoyens envers les institutions de la République.
L’organisation de la société civile insiste sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire à travers des enquêtes indépendantes et des procédures équitables. « Aucune excuse ne saurait se substituer à l’action de la justice », conclut-elle.
Yayé Barry



