Lors de l’audience criminelle du lundi 26 février 2024, le tribunal de Dixinn a procédé à l’examen des enregistrements audios et vidéos versés au dossier des événements tragiques du 28 septembre 2009 à Conakry, rapporte Guinee3.net.
À l’ouverture de la séance, le président du tribunal, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a remis au technicien Abdourahamane Bakayoko une clé USB contenant les supports numériques à projeter devant la cour. Ces éléments visuels et sonores constituent des preuves dans le procès opposant l’État aux principaux accusés, parmi lesquels figure l’ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.
Dans l’une des vidéos diffusées, l’ex-président de la transition présente ses condoléances aux victimes du 28 septembre 2009. Il affirme avoir pris le pouvoir sans effusion de sang et soutient avoir hérité d’une armée « non structurée », fragilisée par des décennies d’indiscipline. Selon lui, en huit mois de gouvernance, il était parvenu à rétablir l’autorité du commandement militaire.
Moussa Dadis Camara met également en cause les leaders politiques de l’époque, qu’il accuse de n’avoir pas su encadrer leurs militants. Il leur reproche d’avoir attaqué des commissariats et des brigades de gendarmerie pour s’emparer d’armes avant de converger vers le stade du 28 septembre, où le drame s’est produit.



