Guinée : Mamadi Doumbouya élu président malgré le boycott de l’opposition
31 décembre 2025Mamadi Doumbouya, a été largement élu président de la République à l’issue du scrutin présidentiel organisé le dimanche 30 décembre, boycotté par une grande partie de l’opposition qui l’a qualifié de « simulacre d’élection ».
Selon les résultats provisoires annoncés par la Direction générale des élections (DGE), Mamadi Doumbouya, âgé de 41 ans, a recueilli 86,72 % des suffrages, face à huit candidats peu connus du grand public. Abdoulaye Yéro Baldé, président du Front démocratique de Guinée (Frondeg), arrive en deuxième position avec 6,59 % des voix.
La Cour suprême est désormais chargée de proclamer les résultats définitifs.
Quelque 6,8 millions de Guinéens étaient appelés aux urnes pour cette présidentielle, présentée par les autorités comme l’aboutissement du processus de retour à l’ordre constitutionnel, près de quatre ans après le coup d’État militaire ayant porté Mamadi Doumbouya au pouvoir.
Une élection contestée par l’opposition
Malgré sa promesse initiale de restituer le pouvoir aux civils à l’issue de la transition, le chef de la junte s’est porté candidat à cette élection, sans véritable campagne sur le terrain et en l’absence d’adversaires majeurs.
L’ancien président Alpha Condé ainsi que les ex-Premiers ministres Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo, tous en exil, n’ont pas été autorisés à se présenter.
Cellou Dalein Diallo a dénoncé une « mascarade électorale » destinée, selon lui, à légitimer « la confiscation du pouvoir » par les autorités de transition.
Un scrutin jugé « crédible » par l’Union africaine
En dépit des critiques de l’opposition, les observateurs internationaux ont salué le déroulement du vote. Dans un communiqué publié mardi, une mission d’observation de l’Union africaine (UA) a estimé que le scrutin s’était tenu « dans le calme » et l’a qualifié de « crédible ».
L’UA a également évoqué la possibilité d’examiner la levée des sanctions imposées à la Guinée depuis le coup d’État de 2021. Elle a toutefois souligné la nécessité de « lutter plus efficacement contre les enlèvements et les disparitions de personnes », alors que les signalements concernant des figures de l’opposition se sont multipliés ces dernières années.
Doura



