Guinée : les équipements de la RTG 2 vandalisés et emportés à Kaloum
3 novembre 2026Un cambriolage d’une ampleur préoccupante a été signalé dans les locaux de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG 2), situés au cœur de Kaloum, à Conakry. Plusieurs équipements essentiels à la production et à la diffusion des émissions ont été emportés par des individus non identifiés, perturbant ainsi le fonctionnement de cette chaîne de télévision publique.
L’affaire s’apparente à un fait divers qui suscite de nombreuses interrogations. La RTG 2, dont les équipements avaient été offerts à la Guinée par l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi au milieu des années 1970, se retrouve aujourd’hui confrontée à un important préjudice matériel.
Selon les explications d’un responsable de la chaîne, le vol a été découvert à la suite d’une panne technique survenue la veille.
« C’est dans la matinée que le responsable chargé des équipements m’a appelé. La veille, nous avions enregistré une panne technique : l’un de nos serveurs avait lâché à la suite d’une perturbation électrique. Nous avions donc prévu de nous rendre sur place pour vérifier l’état des équipements et trouver une solution. Mais, à ma grande surprise, on m’a annoncé qu’il y avait un problème majeur : tous les équipements de la régie avaient été volés », a-t-il expliqué.
Parmi le matériel emporté figurent quatre caméras, trois robots de caméra, une caméra de téléprompteur, un mélangeur vidéo, un mélangeur audio, une mallette de commande des caméras, deux webcams ainsi que deux serveurs.
Des équipements indispensables au fonctionnement de la régie et à la réalisation des programmes de la chaîne.
« Cette situation a considérablement perturbé le fonctionnement de la RTG2. Ce sont des équipements essentiels à nos activités qui ont été emportés. Si les autorités ne réagissent pas rapidement, la RTG risque de rester longtemps silencieuse », a déploré le responsable.
Les autorités se rendent sur les lieux
À la suite de ce cambriolage, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Fana Soumah, ainsi que la directrice générale de la RTG, Makémé Bamba, se sont rendus sur place pour constater les dégâts et s’enquérir de la situation.
Au-delà du préjudice matériel, ce vol soulève des interrogations sur la sécurité des installations publiques et sur la destination de ces équipements spécialisés, dont l’utilisation nécessite des compétences techniques particulières.
Une enquête pourrait permettre de déterminer les circonstances exactes de ce vol et de comprendre comment des équipements aussi importants ont pu être soustraits dans les locaux d’une chaîne publique située au cœur de la capitale.
Yayé Barry



