Guinée : le fils d’un cadre de l’UFDG enlevé lors d’un raid nocturne à Bentourayah

Guinée : le fils d’un cadre de l’UFDG enlevé lors d’un raid nocturne à Bentourayah

19 janvier 2026 Non Par LA RÉDACTION

 

Un nouvel acte grave vient raviver les inquiétudes autour des atteintes aux droits humains en Guinée. Dans la nuit du samedi au dimanche 18 janvier 2026, aux environs de 2 heures du matin, le domicile de M. Facinet Camara, cadre de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a été pris d’assaut à Bentourayah, dans la préfecture de Coyah.
Selon un communiqué de la Direction nationale de l’UFDG publié le 19 janvier, des agents armés, en uniforme et cagoulés, sont arrivés sur les lieux à bord de trois véhicules pick-up non immatriculés. L’opération visait M. Facinet Camara, secrétaire administratif du bureau fédéral de l’UFDG de Manéah et membre de la cellule de communication du parti, absent au moment des faits.
N’ayant pu mettre la main sur leur cible, les assaillants auraient fait usage d’armes à feu, tirant à balles réelles sur la porte d’entrée afin de forcer l’accès à la maison. À défaut de trouver le père, ils ont procédé à l’enlèvement de son fils, Sékou Camara, seul présent au domicile.
D’importantes traces de sang relevées à l’intérieur de l’habitation laissent craindre que le jeune homme ait été grièvement blessé lors de l’assaut. Depuis son enlèvement, la famille affirme être sans nouvelles de lui, malgré les démarches entreprises pour localiser son lieu de détention et connaître son état de santé.
Pour l’UFDG, le mode opératoire ne laisse aucun doute : il s’agit d’une disparition forcée, aggravée par une prise d’otage, le fils ayant été enlevé en représailles à l’absence du père. Le parti d’opposition dénonce des « pratiques barbares » contraires aux lois guinéennes et aux engagements internationaux du pays en matière de droits humains.
La Direction nationale de l’UFDG exige la libération immédiate et inconditionnelle de Sékou Camara ainsi que de toutes les personnes victimes de disparitions forcées.

Yayé Barry