Guinée-Bissau : des sièges de partis politiques attaqués par des hommes armés
29 novembre 2025
En Guinée-Bissau, plusieurs sièges de partis politiques ont été pris d’assaut dans la matinée du samedi 29 novembre par des hommes armés. Les locaux du PAIGC, parti historique, ainsi que ceux du PRS, formation du candidat Fernando Dias, figurent parmi les principales cibles. Les responsables dénoncent des saccages et une tentative d’y introduire des armes afin de fabriquer de fausses accusations. Des militaires ont été déployés autour du siège du PAIGC.
Selon un cadre du parti, des hommes lourdement armés ont surgi dans les locaux du PAIGC, situé à proximité immédiate du palais présidentiel où sont installés les militaires au pouvoir. Le personnel a été chassé et les bureaux vandalisés.
Le porte-parole du parti, Muniro Conté, affirme que les cadres du PAIGC sont « sous pression » et évoque un plan visant à déposer du matériel militaire dans leurs locaux pour justifier d’éventuelles accusations.
Plus au nord de la capitale, dans le quartier de Hafia, le siège du PRS – le parti de l’opposant Fernando Dias – a également été attaqué. La Ligue des droits de l’homme confirme l’incident, précisant que des gaz lacrymogènes ont été utilisés, provoquant la fuite du personnel et des passants.
Un troisième site a été visé : le siège de campagne de Fernando Dias, candidat soutenu par le PAIGC et qui revendique sa victoire face au président sortant, Umaro Sissoco Embaló. Fernando Dias reste caché dans un lieu tenu secret, tandis que son allié, l’ancien Premier ministre Domingos Simões Pereira, demeure détenu dans les locaux du ministère de l’Intérieur.
Par ailleurs, une dizaine de jeunes ayant tenté de manifester dans la capitale ont été arrêtés de manière brutale, selon le président de la Ligue des droits de l’homme, Bubacar Turé. Leur lieu de détention reste inconnu.
La mission de la Cédéao, initialement attendue ce samedi à Bissau, a finalement reporté son arrivée à lundi.
Avec RFI



