France : l’UFDG mobilise près de 2 000 personnes lors d’un meeting à Paris

France : l’UFDG mobilise près de 2 000 personnes lors d’un meeting à Paris

16 novembre 2025 Non Par LA RÉDACTION

– Près de 2 000 ressortissants guinéens ont participé samedi à un meeting organisé à Paris par le Bureau fédéral France de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). L’événement a rassemblé des délégations venues de plusieurs provinces françaises et des fédérations d’Europe, ainsi que des formations politiques et organisations de la société civile membres des Forces vives de Guinée (FVG), parmi lesquelles le RPG, l’UFR, le Model, le FNDC et le FFSG.

Après l’allocution du secrétaire fédéral de France, El Hadj Hafisiou Bah, plusieurs responsables de l’UFDG de France, d’Europe et du Sénégal ont réaffirmé leur « fidélité » au parti et leur « engagement » en faveur de la « libération de la Guinée de la dictature ».

Le coordinateur des FVG en France, M. Souaré, a dénoncé « les violations massives des droits de l’homme » et « la restriction des libertés publiques » en Guinée. Il a appelé à « renforcer la solidarité » entre les entités membres des FVG pour « chasser la junte » et « restaurer la démocratie ».

Prenant la parole, l’opposant Cellou Dalein Diallo a salué « l’organisation réussie » du meeting et remercié les militants mobilisés. Il a rendu hommage aux « victimes de la répression » imputée au CNRD, évoquant les cas de « disparitions forcées », « tortures », « morts suspectes » en détention ou encore « détentions arbitraires ».

Le leader de l’UFDG a également accusé la junte de « mauvaise gouvernance » et d’« enrichissement impuni ». Il a cité le refus de publier les conventions minières du projet Simandou, la disparition présumée de 99 millions USD versés par Baowu Steel, ainsi que la gestion controversée des établissements publics administratifs et des régies financières.

Selon lui, cette gouvernance est illustrée par l’accumulation d’arriérés de l’Électricité de Guinée (EDG), estimés par le CNT à 1,392 milliard USD, et par les 108 milliards de GNF que l’ARPT n’aurait pas reversés au Trésor public.

Cellou Dalein Diallo a réaffirmé que son parti ne participera pas au scrutin du 28 décembre 2025, qualifié de « mascarade électorale ». « Une élection organisée par une administration militaire, des délégations spéciales nommées et une justice alignée n’est pas une élection », a-t-il affirmé.

Pour lui, « le départ de la junte » constitue la seule voie pour « restaurer la démocratie et les libertés ». Il a appelé les Guinéens à se mobiliser « autour des valeurs de liberté, de justice et de démocratie ».


Yayé Barry