Cherté de la vie en Guinée : le gouvernement interdit l’exportation de plusieurs denrées de base

Cherté de la vie en Guinée : le gouvernement interdit l’exportation de plusieurs denrées de base

18 juillet 2023 Non Par Doura

 

La situation économique en Guinée devient de plus en plus préoccupante pour les ménages. La flambée des prix des denrées de première nécessité pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des citoyens. Pour illustrer cette cherté de la vie, le prix d’un sac d’oignons, autrefois vendu autour de 150 000 francs guinéens, atteint désormais jusqu’à 500 000 GNF sur certains marchés du pays.

Face à cette situation jugée presque intenable, le gouvernement guinéen tente d’apporter une réponse concrète afin de stabiliser les prix et d’assurer l’approvisionnement du marché national. C’est dans ce cadre que le Ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME a annoncé une mesure forte : l’interdiction temporaire de l’exportation de plusieurs denrées alimentaires de grande consommation.

Une interdiction d’exportation pour six mois

Dans un communiqué officiel, le ministère informe l’ensemble des populations que l’exportation du riz, de l’oignon, de la pomme de terre, du piment sec et du piment frais, de l’aubergine, du gombo, de la tomate fraîche, du taro, du manioc, du maïs, des farines de manioc et de maïs, du fonio, de l’igname, de la patate douce ainsi que de l’huile rouge alimentaire est formellement interdite pour une durée de six (6) mois.

Cette décision est prise conformément à un arrêté ministériel, dans l’objectif de préserver les stocks nationaux, lutter contre la spéculation et contenir la hausse généralisée des prix des produits alimentaires sur le marché intérieur.

Des mesures de contrôle renforcées aux frontières

Pour assurer l’application stricte de cette mesure, les administrateurs territoriaux, les services déconcentrés du ministère du Commerce aux postes frontaliers, la Direction générale des Douanes ainsi que la Direction centrale de la Police des Frontières sont mobilisés. Chacun, dans son domaine de compétence, est chargé de veiller au respect rigoureux du présent communiqué.

Le ministère prévient par ailleurs que tout contrevenant à cette interdiction s’expose au paiement d’amendes, sans préjudice des poursuites pénales prévues par la loi.

Un appel à la compréhension des populations

La ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Loupou Lamah, signataire du communiqué, appelle à la compréhension et à la responsabilité de l’ensemble des acteurs économiques et des populations, soulignant que cette mesure vise avant tout à protéger les consommateurs guinéens et à atténuer les effets de la vie chère.


Yayé Barry


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