Selon différents scientifiques d’Oxford, la vie sur Terre est de plus en plus incertaine. Pour les plus pessimistes d’entre eux, il y aurait une chance sur deux pour que l’Humanité ne survive pas à l’année 2050. Entre guerre nucléaire, crise climatique et dangers de l’intelligence artificielle, les risques proviennent de nombreux facteurs.
Profitez tant qu’il est encore temps. Selon plusieurs experts, les risques d’apocalypse n’ont jamais été aussi élevés. Si certains imaginent une extinction possible d’ici aux cent prochaines années, d’autres sont encore plus alarmistes. Riches ou pauvres, personne ne serait épargné par de tels scénarios, comme le rapporte le DailyMail.
L’un des scientifiques les plus pessimistes est Jared Diamond, géonomiste américain, qui avance qu’il y aurait une chance sur deux de voir une catastrophe majeure emportant l’Humanité apparaître d’ici à 2050. Nick Bostrom, philosophe suédois connu pour ses travaux sur les risques existentiels, porte lui le pourcentage à 25%, selon ses calculs, d’ici au prochain siècle.
L’un des futurologistes les plus connus, Toby Ord, estime lui que les chances de survie de l’espèce humaine sont de 1 sur 6, dans les 100 prochaines années (jusqu’en 2120). Spécialisé dans les menaces générées par l’intelligence artificielle, le philosophe australien n’oublie cependant pas d’inclure les risques liés au changement climatique et à l’armement nucléaire, dans une société dominée par la guerre.
«Je pense qu’il existe de sérieux risques d’extinction de l’espèce humaine»
Pour CNEWS, le philosophe de l’Université d’Oxford explique : «Je pense qu’il existe de sérieux risques d’extinction de l’espèce humaine (et d’autres risques essentiels) dans les prochaines décennies. Dans mon ouvrage, « The Precipice » (Le Précipice, 2020), j’estime qu’elles sont de 1 sur 6 dans les 100 prochaines années, soit en 2120. Je pense que l’intelligence artificielle est la plus grande source de risques et je suis persuadé que les dangers qui y sont liés vont survenir dans les deux prochaines décennies, déjà».
Aaron Tang, docteur à l’Université de Californie, prévient également quant à un risque bactériologique. Plus que l’arrivée d’une nouvelle pandémie, qui ne cesse d’être imaginée et préparée par l’OMS, il alerte sur les effets de certains produits chimiques projetés dans l’atmosphère et explique qu’ils pourraient avoir des conséquences délétères sur le cycle de pluie.
Toby Ord explique pourquoi il est moins pessimiste que ses homologues : «J’estime à 5 chances sur 6 la possibilité que l’Humanité survive dans les prochains 100 ans en partie parce que je pense que nous nous montrerons à la hauteur des challenges à venir et que nous gérerons ces risques». Il explique que ses chiffres sont issus «du travail d’un chercheur qui a passé des décennies à plancher sur ce sujet» mais qu’ils ne sont «pas des preuves hermétiques ni des calculs irréfutables», d’où les résultats «différents selon les scientifiques, que ce soit dans un sens ou dans l’autre».
Sommes-nous Egaux face aux risques apocalyptiques ?
Nombreuses sont les personnes à avoir anticipé ces scénarios catastrophiques et à avoir investi dans des infrastructures renforcées pour espérer survivre en cas de détérioration des conditions de vie sur la planète. Mais comme l’anticipent les experts, les bunkers pourraient ne pas s’avérer utiles à l’échelle de l’espèce. En effet, cela ne limiterait pas l’effet d’isolation qu’entrainerait une apocalypse. Sans pouvoir échanger avec d’autres groupes d’hommes, les rescapés auraient de grandes difficultés à subvenir à leur besoin à long terme.
Certains scénarios prévoient même que si les plus riches sont ceux qui se préparent le plus à de telles options, ce sont les plus démunis qui pourraient avoir les meilleures chances de survie. En effet, les pays les plus développés sont également ceux qui dépendent le plus des importations extérieures notamment en matière d’agriculture. Ce serait ainsi les premiers à souffrir des catastrophes globales. Les pays dont les fermes se basent sur des pesticides et des fertilisants industriels seraient les prochains à avoir des difficultés, la Chine et l’Inde pouvant voir leur productivité baisser de 75% en cas d’absence d’utilisation de tels produits. L’Afrique serait le continent le moins touché, avec une perte de production estimée à 25% seulement.

Une guerre nucléaire mondiale est l’un des risques majeurs, selon les prévisionnistes d’Oxford. [© Pixabay]![L'humanité n'est plus qu'à 89 secondes de la fin du monde, équivalant à minuit sur l'«horloge de l'apocalypse». [Kevin Lamarque / REUTERS]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2025-01-28t164442z_1577122494_rc22jca33x5c_rtrmadp_3_science-doomsdayclock-taille1200_679f7fa79aa46.jpg?h=73b87b61&itok=v3qgjkwX)

