Disparitions forcées en Guinée : La position de la France

Disparitions forcées en Guinée : La position de la France

7 mai 2025 Non Par LA RÉDACTION

La France affirme avoir exprimé aux autorités guinéennes ses préoccupations concernant les disparitions de plusieurs acteurs de la société civile et du journaliste Habib Marouane Camara. Dans une réponse publiée au Journal officiel le 6 mai 2025, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a détaillé les démarches diplomatiques entreprises par Paris auprès des autorités de transition.
Cette réponse fait suite à une question écrite du député de La France insoumise (LFI), Aurélien Saintoul, publiée le 1er octobre 2024. L’élu avait interpellé le gouvernement français sur la situation des opposants politiques et des activistes de la société civile incarcérés ou portés disparus en Guinée, dans un contexte marqué par les tensions autour de la conduite de la transition politique.
Dans sa réponse, Jean-Noël Barrot indique que la France entretient un « dialogue transparent et exigeant » avec les autorités guinéennes. Paris insiste notamment sur la nécessité d’avancées concrètes en faveur d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et d’un apaisement entre les différentes forces politiques.
Paris préoccupé par les disparitions de Foniké Menguè et Billo Bah
Le chef de la diplomatie française cite explicitement les disparitions d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Menguè, de Mamadou Billo Bah et du journaliste Habib Marouane Camara.
Selon Jean-Noël Barrot, la France a fait part de ses inquiétudes aux autorités guinéennes, y compris à un haut niveau, et leur a demandé de faire toute la lumière sur les circonstances de ces disparitions.
Paris souligne également la nécessité d’apporter des réponses aux préoccupations des familles et des proches des personnes concernées.
Le ministre français évoque par ailleurs le cas de l’activiste Abdoul Sacko, victime, selon les termes de sa réponse, d’un enlèvement et de violences. La France affirme avoir également exprimé sa préoccupation concernant cette affaire.
Les libertés fondamentales au cœur du dialogue franco-guinéen
Au-delà de ces dossiers, Jean-Noël Barrot rappelle que la France demande aux autorités de transition de garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, ainsi que la sécurité de l’espace civique.
Le gouvernement français estime que les principes de l’État de droit doivent être respectés pour l’ensemble des forces politiques et des organisations de la société civile.
La réponse ministérielle évoque également la réintégration de la Guinée au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), présentée comme un élément susceptible de contribuer au retour à l’ordre constitutionnel.
Cette prise de position constitue la réponse officielle du gouvernement français à l’interpellation du député Aurélien Saintoul sur la situation des acteurs politiques et de la société civile en Guinée.
Toutefois, le document publié au Journal officiel expose les démarches et les préoccupations diplomatiques de Paris, sans apporter de nouvelles informations sur le sort des personnes citées.
La réponse de Jean-Noël Barrot a été publiée au Journal officiel le 6 mai 2025, page 3275, à la suite d’une question écrite publiée le 1er octobre 2024, page 5009.