CRIEF : l’affaire Ahmed Sékou Traoré et Mohamed Camara renvoyée au 29 juin 2026
22 juin 2026La procédure judiciaire visant l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, et le receveur de la même commune, Mohamed Camara, a été évoquée ce lundi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Les deux prévenus sont poursuivis pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité. Ces poursuites s’appuient notamment sur les articles 19, 20, 499, 585, 764, 771 et suivants du Code pénal, les articles 3, 4, 45 et 52 de la loi n°041 du 4 juillet 2017 relative à la corruption et aux infractions assimilées, ainsi que les articles 7 et 113 de la loi n°024 du 17 août 2021 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
À l’ouverture des débats, les avocats de la défense ont sollicité un renvoi de l’affaire afin de disposer du temps nécessaire à la préparation de leurs moyens de défense.
Maître Lancinè Sylla, avocat de la défense, a justifié cette demande en invoquant le respect des droits de ses clients.
« Pour le respect des droits de la défense tel que prévu par l’article 464 du Code de procédure pénale. La personne poursuivie a le droit de solliciter un délai pour pouvoir assurer sa défense. »
Interrogé sur la gravité des faits reprochés à ses clients, l’avocat a répondu avec fermeté :
« C’est un train-train pour la CRIEF. À chaque fois que des personnes sont poursuivies, on aligne toutes les qualifications correspondant aux infractions entrant dans les compétences de la CRIEF, même si au fond, après, on cherche à colmater les brèches ça et là pour pouvoir boucher les trous. On est habitué à ça. »
À l’issue des échanges, la juridiction a accédé à la demande de la défense et a renvoyé l’affaire au 29 juin 2026, date à laquelle les débats devraient se poursuivre.
Yayé Barry


