Conflit Israël-Iran : comment les Etats-Unis participent à la défense israélienne

Conflit Israël-Iran : comment les Etats-Unis participent à la défense israélienne

14 juin 2025 Non Par LA RÉDACTION

 

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Des missiles interceptés par Israël au-dessus de Netanya, le 14 juin 2025. (JACK GUEZ / AFP)
Des missiles interceptés par Israël au-dessus de Netanya, le 14 juin 2025. (JACK GUEZ / AFP)

L’Iran a tiré samedi 15 juin de nouvelles salves de missiles contre Israël, en riposte aux frappes aériennes israéliennes de la veille contre Téhéran pour l’empêcher de développer l’arme atomique dans le cadre de l’opération « Rising Lion ». Les secours israéliens parlent de dizaines de blessés et d’au moins deux morts. De nombreux missiles iraniens ont cependant été interceptés par le système de défense anti-aérien israélien.

Les Américains participent à cette défense : déjà en octobre, sous Joe Biden, lors d’une précédente attaque, les États-Unis avaient aidé leur allié à intercepter une partie des missiles de Téhéran. Même scénario, depuis vendredi soir, selon des sources américaines qui évoque la mobilisation de systèmes anti-aériens et de navires de guerre dans la région.

Protéger ses troupes dans la région

On sait que les Etats-Unis y sont présents, massivement, avec 40 000 soldats (au moins) déployés. Depuis l’offensive israélienne, la Navy a notamment ordonné au destroyer Hudner, qui dispose de capacités antibalistiques, de rejoindre la Méditerranée orientale. Les avions américains patrouillent pour protéger personnels et installations. Des mesures de sécurité supplémentaires ont aussi été décrétées dans les bases américaines par crainte de représailles de l’Iran.

La priorité affichée par Washington est de protéger ses troupes dans la région. C’est ce qu’affirmait le secrétaire d’Etat Marco Rubio ainsi que le représentant américain à l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité quelques heures après l’attaque du 13 juin. En revanche, Donald Trump est resté inhabituellement silencieux. Le président a éparpillé ses déclarations très laconiques dans les médias, évoquant par exemple une « excellente » opération militaire de la part d’Israël.

Mais selon toute vraisemblance, le milliardaire est surtout embarrassé par l’offensive israélienne. Lui qui demandait encore jeudi à son allié de ne pas attaquer sous peine de faire « capoter » ses négociations avec Téhéran sur son programme nucléaire. « Nous espérons revenir à la table » des discussions, disait-il vendredi. L’Iran toutefois a fait savoir qu’il ne participerait pas aux pourparlers prévus dimanche à Oman. Pas franchement une surprise, vu le contexte.

Francetvinfo