Conakry : plusieurs écoles ferment temporairement face aux tensions liées à la grève des enseignants
9 décembre 2025
La grève déclenchée par le Syndicat National de l’Éducation continue de provoquer des perturbations dans de nombreuses écoles de la banlieue de Conakry. Ce qui semblait, au départ, être un mouvement sans impact majeur prend désormais une tournure plus préoccupante.
Depuis plusieurs jours, les enseignants du public observent un mot d’ordre de grève pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. En réaction, ils boudent les salles de classe, créant une paralysie progressive du système éducatif. Le mouvement, lancé la semaine dernière, n’est pas suivi par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, accentuant la division syndicale au sein du secteur.
Sur le terrain, les conséquences sont immédiates. Dans plusieurs quartiers comme Enco 5 et Wanidara, des élèves quittent les établissements publics pour se diriger vers des écoles privées, où des jets de pierres ont été signalés. Ces incidents ont entraîné l’interruption des cours et suscité l’inquiétude des parents, nombreux à se précipiter dans les établissements pour récupérer leurs enfants.
Face à la montée des tensions, plusieurs responsables scolaires de la banlieue ont décidé de libérer les élèves pour quelques jours, préférant éviter tout incident supplémentaire. Dans une dizaine d’écoles, la consigne est claire : les enfants doivent rester à la maison en attendant que la situation se stabilise.
Alors que les négociations tardent à aboutir, la grève continue de s’enliser, et l’avenir du calendrier scolaire reste incertain. Les parents et élèves, eux, attendent un retour rapide au calme et à la normale.
Yayé Barry



