Alors que la guerre entre Israël et l’Iran s’intensifie, Washington déploie peu à peu dans la région un important dispositif militaire. Ce qui laisse à penser que les Etats-Unis pourraient bientôt prêter main-forte à l’Etat hébreu. Voici ce que l’on sait.
Un soutien à l’allié israélien ? Alors que le conflit entre Israël et l’Iran s’amplifie chaque jour, les États-Unis accélèrent le déploiement d’une partie de leur arsenal militaire au Moyen-Orient.
Mise en place d’un pont aérien renforcé entre le territoire américain et la région, défense d’Israël, hausse de la pression sur Téhéran ou opérations directes contre le régime iranien ? Les spéculations vont bon train. Confronté à un dilemme, Donald Trump pourrait décidé d’impliquer son pays dans la guerre contre l’Iran à un niveau qui demeure encore inconnu.
Chasseurs furtifs, ravitailleurs et porte-avions
Selon plusieurs responsables américains cités par Reuters, l’armée de l’air américaine a commencé à envoyer de nouveaux avions de chasse dans la région, notamment des F-16, F-22 et F-35.
En parallèle, des appareils déjà en poste ont vu leur mission prolongée. Une posture que le Pentagone décrit comme «strictement défensive», destinée à intercepter drones et missiles.
Mais ces mouvements ne se limitent pas aux chasseurs. Depuis plusieurs jours, des observateurs spécialisés rapportent une activité aérienne inhabituelle : au moins 32 avions ravitailleurs KC-135R et KC-46 Pegasus ont traversé l’Atlantique depuis la côte est des États-Unis, en direction de l’Europe et du Moyen-Orient.
Certains ont été repérés au-dessus de l’Espagne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie et même jusqu’à l’Estonie.
De plus, selon les données publiques de suivi de vol, au moins 17 de ces ravitailleurs se dirigeaient ensuite vers le sud, «traînant» probablement des chasseurs avec eux vers des bases du CENTCOM, le commandement américain pour le Moyen-Orient.
Une armada navale impressionnante
Côté naval, l’USS Nimitz, l’un des plus puissants porte-avions américains, fait route vers la région. S’il était déjà prévu qu’il remplace sur place l’USS Carl Vinson, son départ du Pacifique occidental a été avancé, selon Fox News.
Le Nimitz sera accompagné de son groupe aéronaval complet : quatre destroyers Arleigh Burke, un escadron aérien, et très probablement un sous-marin d’attaque.
Autre élément : quatre bombardiers lourds américains ont été détectés sur la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Capables d’emporter jusqu’à 32 tonnes de munitions, ils seraient arrivés mi-mai selon des images satellites.
La base, déjà stratégique lors des guerres en Irak et en Afghanistan, pourrait redevenir un centre névralgique en cas d’escalade.
Officiellement, les États-Unis ne participent pas aux frappes israéliennes contre l’Iran même si des responsables israéliens ont affirmé samedi que les États-Unis pourraient rejoindre l’offensive contre l’Iran.
Des propos immédiatement démentis par la Maison-Blanche. Toutefois, les derniers signaux envoyés par Donald Trump laissent à penser d’un engagement imminent de l’armée américaine.
Cnews

Les derniers signaux envoyés par Donald Trump laissent à penser d’un engagement imminent de l’armée américaine. [© REUTERS/Kim Kyung-Hoon]![Au cours de son opération baptisée «Rising Lion», l'aviation israélienne a ainsi concentré ses bombardements sur le site de Natanz, le principal complexe d'enrichissement d'uranium en Iran. [©Maxar Technologies/REUTERS]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2025-06-13t070750z_957636081_rc20tcac2s1v_rtrmadp_3_iran-nuclear-sites-taille1200_68513f4cf0d31.jpg?h=77be1862&itok=Lqvuk1aC)


