Amadou Thierno Diallo clarifie son passé ministériel après l’invalidation de sa candidature

Amadou Thierno Diallo clarifie son passé ministériel après l’invalidation de sa candidature

15 novembre 2025 Non Par LA RÉDACTION

 

Amadou Thierno Diallo, ancien ministre de la Coopération internationale et candidat recalé à la présidentielle de 2025, a réagi aux rumeurs le liant au gouvernement renversé le 5 septembre 2021. Selon certaines spéculations, son exclusion pourrait être liée aux poursuites engagées à l’époque contre 187 anciens dignitaires par le ministère de la Justice.

Interrogé sur la question, il invite chacun à vérifier les faits :
« Allez regarder la liste des 187. Vérifiez si mon nom y figure », lance-t-il.

L’ancien ministre confirme avoir été convoqué à la gendarmerie, comme la plupart des membres du gouvernement d’alors. Mais il précise que cette convocation est arrivée alors qu’il était en mission à l’étranger.

« Un mois après le coup d’État, j’ai été recruté comme consultant par la BAD. On voulait que je retourne dans les institutions, j’ai refusé. Pendant que j’étais en mission, la convocation est arrivée. Beaucoup m’ont conseillé de ne pas revenir en Guinée, mais j’ai dit : pourquoi pas ? Je suis revenu, j’ai fait le rapport de mission de l’État », explique-t-il.

À son retour, l’audition à la gendarmerie aurait duré près de quatre heures. Elle se serait interrompue lorsqu’on lui a demandé ses revenus avant son entrée au gouvernement :

« Je n’ai pas dit combien je gagnais. Quand j’étais ministre , je touchais dix millions( 1000 euros) . En venant au ministère, j’ai perdu trente fois ce que je gagnais. Mon revenu annuel dépassait même le budget du ministère de la Coopération », affirme-t-il.

Il assure également que l’État lui doit encore d’importantes sommes :

« L’État me doit 300 millions en tant que ministre. J’ai financé mes propres missions et même l’hébergement du site internet du ministère. Moi, c’est l’État qui me doit, je ne dois rien à l’État. Je n’ose pas imaginer que c’est pour cela que mon nom a été retiré. »

Amadou Thierno Diallo, président du mouvement Synthèse et de l’Union Guinéenne pour le Développement (UGD), déplore ainsi une décision qu’il juge incompréhensible.

Pour rappel, neuf candidats, dont le favori Mamadi Doumbouya, sont officiellement retenus pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.


Yayé Barry