Mamadi Doumbouya reçoit les membres du Conseil supérieur de la magistrature pour réaménager les juridictions
22 octobre 2026Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a reçu mercredi 21 octobre 2026 au palais Mohammed V les responsables du Conseil supérieur de la magistrature. Au centre des échanges : un projet de réaménagement des juridictions sur l’ensemble du territoire national, présenté par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, entend impulser une nouvelle dynamique au sein de l’appareil judiciaire guinéen. Selon la Direction de la communication et de l’information de la présidence de la République (DCI-PRG), une réunion de haut niveau consacrée à la réorganisation des juridictions s’est tenue mercredi 21 octobre au palais Mohammed V, à Conakry.
Au cours de cette rencontre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, accompagné des membres du Conseil supérieur de la magistrature, a présenté au chef de l’État un projet portant sur le réaménagement des juridictions à travers le pays.
Cette initiative prévoit une réorganisation de l’appareil judiciaire, de Conakry aux différentes régions de l’intérieur du pays, ainsi qu’un renouvellement des responsabilités au sein de l’institution judiciaire.
D’après la DCI-PRG, cette démarche vise à améliorer le fonctionnement de la justice, à renforcer son efficacité et à consolider la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.
Renforcer l’État de droit
Au-delà des changements organisationnels envisagés, cette initiative s’inscrit, selon la présidence, dans le troisième axe prioritaire du projet de société du chef de l’État, consacré aux questions politiques, notamment à la consolidation de l’État de droit, au renforcement des institutions républicaines et à l’amélioration de la gouvernance publique.
La présidence présente la justice comme un pilier essentiel de la République, appelé à garantir l’égalité des citoyens devant la loi, à protéger les droits fondamentaux et à prévenir l’arbitraire.
L’objectif affiché est de promouvoir une justice fondée sur les principes d’équité, d’impartialité et d’intégrité, tout en facilitant son accès à l’ensemble des citoyens, sans distinction.
La place des femmes et des jeunes mise en avant
La communication présidentielle souligne également l’importance accordée à la participation des femmes et des jeunes dans la conduite des affaires publiques.
Selon la DCI-PRG, le chef de l’État entend favoriser le renouvellement des compétences, la valorisation des talents et une meilleure représentativité au sein des institutions républicaines, y compris dans le corps de la magistrature.
Cette orientation pourrait ainsi accompagner les changements annoncés dans l’organisation des juridictions et la répartition des responsabilités judiciaires.
Des attentes sur la mise en œuvre
Le réaménagement envisagé dépasse la seule question des nominations et des changements de fonctions. Il soulève également des enjeux liés au fonctionnement quotidien des juridictions, à l’accès des citoyens aux services judiciaires et au respect des garanties fondamentales.
La mise en œuvre de cette réorganisation sera déterminante pour apprécier ses effets sur le traitement des dossiers, le fonctionnement des tribunaux et la proximité de la justice avec les populations.
Pour l’heure, la communication de la présidence met en avant la volonté de renforcer l’institution judiciaire et de répondre aux attentes des citoyens. Les modalités précises du réaménagement, ainsi que les mesures concrètes qui en découleront, restent à suivre.
Source : DCI-PRG


