Fonction publique : la Guinée lance une nouvelle campagne de recrutement basée sur le mérite
29 septembre 2026Conakry, 29 septembre 2026 – Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a annoncé le lancement officiel d’une nouvelle campagne de recrutement à la Fonction publique. Le processus, présenté mardi lors d’un point de presse à Conakry, doit notamment s’appuyer sur l’identification préalable des besoins en personnel et sur la digitalisation des différentes étapes du concours.
Selon le ministre, les recrutements seront désormais effectués en fonction des besoins réels de l’administration. « On ne recrute pas pour recruter, on recrute parce qu’il y a un besoin qui est identifié », a-t-il déclaré.
La campagne concerne plusieurs départements et secteurs, notamment la Santé, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, l’Assainissement, l’Hydraulique, les Hydrocarbures, la Justice et les Droits de l’Homme, ainsi que l’Éducation nationale et l’Enseignement technique et la Formation professionnelle.
Les profils recherchés comprennent notamment des médecins spécialistes et autres personnels de santé, des enseignants-chercheurs, des magistrats, des greffiers, des agents contractuels ainsi que des enseignants des niveaux élémentaire et secondaire.
Un recrutement en plusieurs phases
D’après le ministre, l’opération sera organisée en deux phases. Une première phase doit se dérouler au cours des derniers mois de 2026, tandis que d’autres opérations sont annoncées pour 2027.
Le gouvernement entend également renforcer la territorialisation des recrutements. Plusieurs concours devraient ainsi être organisés à l’intérieur du pays. Dans le secteur de l’enseignement préuniversitaire, les candidats pourront notamment postuler directement pour des postes identifiés dans certains établissements scolaires.
En cas d’admission, l’engagement et l’affectation du candidat seront liés au poste choisi.
La digitalisation au cœur du processus
Le ministère prévoit par ailleurs de digitaliser les différentes étapes du recrutement, depuis l’inscription jusqu’à la publication des résultats.
Cette approche doit permettre, selon les autorités, de renforcer la transparence du processus et de réduire les risques de fraude. Le ministre a également mis en garde contre les personnes et réseaux qui proposent aux candidats une intégration à la Fonction publique en échange d’argent.
Les autorités invitent les candidats à se fier uniquement aux canaux officiels du ministère et du gouvernement pour obtenir les informations relatives aux concours.
Rajeunissement et féminisation de l’administration
Cette nouvelle campagne doit également contribuer au renouvellement des effectifs de la Fonction publique et à une plus grande représentation des femmes.
Selon les données communiquées par le ministère, la proportion des femmes parmi les fonctionnaires est passée de 27 % avant le 5 septembre 2021 à 31 % après les différentes opérations de recrutement menées depuis cette période.
Le processus prévoit enfin plusieurs étapes avant l’intégration définitive des candidats. Après leur admission, les recrues sont engagées comme fonctionnaires stagiaires et doivent effectuer une période probatoire d’au moins un an. Leur titularisation intervient ensuite à l’issue d’une évaluation de leurs performances.


