Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló annonce sa candidature à la présidentielle

Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló annonce sa candidature à la présidentielle

28 septembre 2026 Non Par LA RÉDACTION

Moins d’un an après avoir été renversé par un coup d’État militaire, l’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló annonce son retour au pays et sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Depuis Brazzaville, où il se trouve actuellement en exil, Umaro Sissoco Embaló a confirmé son intention de briguer la présidence de la Guinée-Bissau. « Oui, je serai candidat », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Jeune Afrique, selon une publication datée du 28 septembre 2026.
L’ancien chef de l’État prévoit de regagner la Guinée-Bissau le 4 octobre prochain. Il entend porter sa candidature sous la bannière d’une « Plateforme républicaine », dont il devrait être le candidat à l’élection présidentielle annoncée pour le 6 décembre 2026.
Umaro Sissoco Embaló avait été renversé le 26 novembre 2025, alors que la Guinée-Bissau attendait la publication des résultats de l’élection présidentielle et des législatives organisées quelques jours plus tôt.
Des militaires avaient annoncé la suspension du processus électoral et la prise de contrôle du pays. Le général Horta N’Tam avait ensuite été investi comme président de la transition pour une période annoncée d’un an.
Le coup d’État était intervenu dans un contexte électoral particulièrement tendu. Umaro Sissoco Embaló et son principal adversaire, Fernando Dias da Costa, avaient chacun revendiqué la victoire avant la proclamation officielle des résultats.
Une nouvelle bataille politique
Avant son renversement, Embaló avait déjà annoncé sa candidature à un second mandat. En septembre 2025, plusieurs formations politiques avaient constitué la Plateforme républicaine Nô Kumpu Guinée, destinée notamment à soutenir sa candidature.
Son annonce depuis Brazzaville ouvre désormais une nouvelle séquence politique en Guinée-Bissau. Son retour annoncé le 4 octobre devrait notamment permettre à l’ancien président de reprendre publiquement ses activités politiques, alors que le pays se prépare à une nouvelle échéance présidentielle.
La situation politique reste toutefois marquée par les conséquences du coup d’État du 26 novembre 2025 et par l’incertitude entourant la transition et le processus électoral.

Yayé Barry