Kenya : Nairobi durcit le contrôle des activités des étrangers

Kenya : Nairobi durcit le contrôle des activités des étrangers

7 septembre 2026 Non Par LA RÉDACTION

Le gouvernement kényan renforce le contrôle des activités exercées par les ressortissants étrangers sur son territoire. Nairobi rappelle que l’entrée sans visa ne constitue pas une autorisation de travailler, de commercer ou d’exercer une activité professionnelle au Kenya.
Le Kenya durcit les règles concernant les activités professionnelles et commerciales des ressortissants étrangers. Dans un communiqué publié dimanche 6 septembre, le ministère des Investissements, du Commerce et de l’Industrie a précisé les modalités d’application de la directive annoncée récemment par le président William Ruto sur les visas et les permis de travail.
Les autorités kényanes souhaitent notamment mettre fin aux abus liés au régime d’entrée sans visa. Depuis le 1er janvier 2024, le Kenya permet aux visiteurs internationaux d’entrer sur son territoire sans visa. En janvier 2025, Nairobi avait également supprimé l’autorisation électronique de voyage (AVE) pour la plupart des ressortissants africains.
Cette politique, destinée notamment à favoriser le tourisme et les investissements, reste en vigueur. Mais le gouvernement insiste désormais sur une distinction entre droit d’entrée et droit de travailler.
Entrer sans visa ne signifie pas pouvoir travailler
Nairobi rappelle qu’un étranger admis sans visa ne dispose pas automatiquement du droit d’exercer une activité professionnelle ou commerciale.
« L’entrée sans visa ou l’exemption des exigences de l’AVE ne confère pas en soi le droit de travailler, de faire du commerce ou d’exercer une activité commerciale au Kenya », précise le ministère.
Les étrangers souhaitant travailler, entreprendre ou mener une activité commerciale doivent donc obtenir les autorisations prévues par la législation kényane, notamment les permis de travail et autres documents exigés par les autorités.

Le gouvernement affirme avoir constaté des situations dans lesquelles des ressortissants étrangers entraient au Kenya sous le statut de touristes ou d’investisseurs avant d’exercer des activités ne correspondant pas à leur statut.
Le commerce de détail et certaines activités commerciales locales feront ainsi l’objet d’une surveillance accrue. Les personnes qui travaillent ou commercent sans les autorisations nécessaires pourront faire l’objet de sanctions, pouvant notamment entraîner le retrait de leur visa.
Nairobi veut préserver ses engagements régionaux
Le Kenya assure toutefois que le renforcement des contrôles sera appliqué en tenant compte de ses engagements au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).
Nairobi affirme vouloir préserver la libre circulation des personnes et des biens entre les États membres, tout en veillant au respect de sa législation nationale en matière d’immigration, d’emploi et de commerce.
Le gouvernement promet une mise en œuvre « ordonnée et transparente » de la nouvelle directive.
Malgré ce durcissement, les autorités kényanes assurent que le pays demeure ouvert aux investisseurs et aux entreprises étrangères respectant la législation. L’objectif affiché est de favoriser les investissements légitimes, la création d’emplois et la croissance économique, tout en limitant les activités exercées sans autorisation.

Avec Agence