Mandiana : Moussa Condé condamné à 15 ans de réclusion pour viol collectif et diffusion de contenus pédocriminels

Mandiana : Moussa Condé condamné à 15 ans de réclusion pour viol collectif et diffusion de contenus pédocriminels

31 juillet 2026 Non Par Doura

Le Tribunal de Première Instance de Mandiana a condamné jeudi 30 juillet 2026 Moussa Condé, âgé de 19 ans, à 15 ans de réclusion criminelle pour des faits de viol collectif, d’enregistrement et de publication d’une vidéo à caractère pornographique impliquant des mineurs.
Résident à Djoma-Balandou, dans la sous-préfecture de Kondianakoro, le prévenu était poursuivi dans une affaire qui avait suscité une forte émotion dans l’opinion publique. Il était placé en détention préventive depuis le 10 avril dernier. Son coaccusé reste, à ce jour, en fuite.
À l’ouverture du procès, Moussa Condé avait nié les faits qui lui étaient reprochés. Mais à l’issue des débats, la juridiction criminelle de Mandiana l’a reconnu coupable des charges retenues contre lui. En plus de la peine de réclusion, il devra s’acquitter d’une amende de 700 millions de francs guinéens.
Le procureur du Tribunal de Première Instance de Mandiana, Abdoulaye Soumah, s’est déclaré satisfait de la décision rendue par la justice. « L’action publique a suivi son cours », a-t-il indiqué, saluant l’aboutissement de la procédure.
Du côté de la défense, Me Kanté a annoncé son intention d’interjeter appel auprès de la Cour d’appel de Kankan. L’avocat estime que la peine infligée à son client doit être revue à la baisse.
Cette affaire avait provoqué de nombreuses réactions en Guinée. Moussa Condé était cité dans deux dossiers de viols collectifs présumés à Djoma-Balandou, dont l’un impliquait plusieurs jeunes. Malgré le désistement de certains parents des victimes, la procédure judiciaire s’est poursuivie jusqu’au verdict.
Selon les éléments évoqués lors de l’affaire, les suspects auraient utilisé des rassemblements autour de courses de motos en brousse pour attirer des jeunes filles avant de commettre les faits qui leur sont reprochés.

Yayé Barry