Guinée : première Conférence nationale des procureurs pour harmoniser l’action du ministère public
15 juillet 2026Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, mercredi 15 juillet 2026, au siège de la Cour d’appel, la cérémonie d’ouverture de la première Conférence nationale des procureurs. Organisée par le ministère de la Justice et des Droits de l’homme, cette rencontre se tient du 15 au 17 juillet autour du thème : « Vulgariser les orientations générales de la politique pénale nationale, harmoniser les pratiques du ministère public et renforcer l’efficacité de la justice au service des citoyens ».
Cette conférence réunit l’ensemble des procureurs de la République dans un cadre d’échanges, de concertation et de partage d’expériences visant à améliorer la cohérence de l’action judiciaire sur l’ensemble du territoire national.
Dans son intervention, le Directeur national des affaires criminelles et des grâces, Amadou Oury Diallo, a expliqué que cette initiative doit permettre de renforcer l’unité d’action du ministère public, d’harmoniser les pratiques judiciaires et d’assurer une meilleure application de la politique pénale nationale.
Prenant la parole à son tour, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Ibrahima Sory Tounkara, a présenté cette conférence comme une étape importante dans la construction d’un cadre permanent de réflexion et de collaboration entre les acteurs du parquet.
Selon lui, l’objectif est de parvenir à une justice « plus efficace, plus cohérente, impartiale et proche des attentes des citoyens ».
Le chef du Gouvernement a salué cette initiative, estimant que les procureurs occupent une place centrale dans la crédibilité du système judiciaire et dans la restauration de la confiance des citoyens envers les institutions.
« La justice doit être appliquée de manière équitable et uniforme sur toute l’étendue du territoire, afin que chaque Guinéen se sente égal en droits devant la loi », a déclaré Amadou Oury Bah.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’adapter la justice guinéenne aux nouveaux défis économiques, technologiques et sécuritaires. Il a notamment appelé à accélérer la digitalisation des procédures judiciaires, la modernisation des infrastructures et le renforcement des capacités des magistrats et autres acteurs de la chaîne pénale.
Abordant les ambitions de développement du pays, Amadou Oury Bah a rappelé que la sécurisation des investissements et la lutte contre la mauvaise gouvernance nécessitent une justice indépendante, rigoureuse et impartiale.
Il a exhorté les procureurs à faire preuve de « diligence, d’équité et de professionnalisme » dans l’exercice de leurs missions.
« La réussite des grands projets de développement exige une justice forte, capable de sécuriser les investissements et de garantir un climat de confiance », a conclu le Premier ministre.
Yayé Barry


