CRIEF : le procès d’Ahmed Kanté et co-prévenus renvoyé au 29 juillet 2026

CRIEF : le procès d’Ahmed Kanté et co-prévenus renvoyé au 29 juillet 2026

30 juin 2026 Non Par LA RÉDACTION

La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a poursuivi, ce lundi, le dossier impliquant l’ex-ministre des Mines Ahmed Kanté, ainsi que plusieurs co-prévenus, notamment Oumar Bah, Mamadou Alpha Sylla et Aboubacar Sidiki Kanté, poursuivis pour de graves infractions économiques et financières.
Les charges retenues contre les accusés portent notamment sur des faits présumés de corruption, détournement de deniers publics, prise illégale d’intérêts, blanchiment de capitaux, escroquerie, enrichissement illicite et autres infractions liées à la gestion de sociétés minières.
Dans ce dossier, les ayants droit de feu Claude Lorcy, représentés par Mme Fatoumata Dramé, se sont constitués partie civile. Ils réclament des droits sur plusieurs sociétés minières dont la valeur est estimée à environ 75 millions de dollars.
Au cours de l’audience, Ahmed Kanté et son avocat, Me Aboubacar Sidiki Kanté, ont comparu devant la chambre de jugement. L’avocat est également poursuivi pour « escroquerie à la justice », en lien avec une requête déposée dans le cadre d’un litige relatif à la société GIC, contestée par la partie civile.
Cette dernière soutient que des démarches judiciaires auraient permis à des sociétés liées à l’ex-ministre de poursuivre leurs activités sur des périmètres miniers litigieux, malgré des procédures en cours. Les héritiers de Claude Lorcy affirment également que des modifications statutaires auraient été effectuées afin d’écarter leur défunt parent de l’actionnariat.
Un débat procédural a marqué l’audience, notamment autour de la présence de la plaignante Fatoumata Binta Dramé. Les avocats de la défense ont demandé son audition, tandis que la partie civile a sollicité la poursuite des débats, estimant le renvoi injustifié. Le ministère public a, de son côté, proposé la continuation des débats avant que la Cour ne tranche en faveur d’un renvoi.
À l’issue des échanges, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 29 juillet 2026 pour la suite des débats.

Avec Mondemedia.info