Guinée : la DGE rappelle aux candidats l’obligation de quitter leurs fonctions
9 mai 2026La Direction Générale des Élections (DGE) a rappelé, dans un communiqué publié le 8 mai 2026, les obligations légales imposées aux responsables publics candidats aux élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain en Guinée.
Le document, signé par la directrice générale de la DGE, Djenabou Touré Camara, s’adresse notamment aux présidents et vice-présidents des institutions républicaines, aux membres du gouvernement ainsi qu’aux secrétaires généraux et directeurs généraux engagés dans la compétition électorale.
Selon la DGE, les dispositions du Code électoral relatives aux incompatibilités doivent être « strictement respectées » avant toute validation de candidature. Les personnes concernées sont ainsi tenues soit de démissionner de leurs fonctions, soit de se placer dans la position administrative prévue par la loi.
L’administration électorale précise toutefois que cette obligation ne se limite pas à la production d’un acte de démission. Elle implique également la cessation effective de toute activité liée aux anciennes fonctions exercées, notamment l’occupation des bureaux administratifs, l’utilisation des moyens matériels et logistiques de l’État, la tenue de réunions de service ou encore l’usage des privilèges attachés aux fonctions quittées.
La DGE indique avoir constaté que certains candidats, malgré leur démission officielle, continuent d’utiliser les locaux et infrastructures de leurs anciens services et d’agir publiquement comme s’ils étaient toujours en fonction.
L’institution estime que ces pratiques constituent une violation du Code électoral et risquent de porter atteinte au principe d’égalité entre les candidats ainsi qu’à la neutralité de l’administration publique.
Se référant aux articles 330 et 341 du Code électoral, la Direction Générale des Élections affirme qu’elle veillera au respect strict des textes en vigueur et invite les candidats concernés à cesser immédiatement toute utilisation des fonctions, bureaux et services relevant de leurs anciennes responsabilités.
La DGE prévient enfin que tout manquement constaté pourrait entraîner des sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur, sans exclure d’éventuelles poursuites administratives ou judiciaires.
À travers ce rappel, l’organe électoral appelle les acteurs politiques et institutionnels au respect des principes de légalité, d’équité et de transparence afin de garantir des élections « crédibles, apaisées et conformes aux lois de la République ».
Yayé Barry


