Assimi Goïta attendu face à la nation, le JNIM évoque un « blocus » de Bamako
28 avril 2026Le Mali traverse une nouvelle zone de fortes turbulences sécuritaires. Trois jours après les attaques coordonnées du 25 avril, menées conjointement par le Front de libération de l’Azawad et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la pression s’accentue sur les autorités de transition dirigées par Assimi Goïta.
Selon des sources concordantes, le chef de l’État a enregistré un message à la nation qui doit être diffusé dans la soirée. Cette allocution est très attendue, alors que le silence des autorités depuis les attaques a alimenté interrogations et inquiétudes au sein de la population.
Une capitale sous tension
À Bamako, la situation demeure volatile. Des détonations ont été signalées ces dernières heures dans certaines zones sensibles, notamment aux abords de l’aéroport. Si un calme relatif semble être revenu par moments, la crainte d’une nouvelle escalade reste palpable.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à la mouvance jihadiste sahélienne, a affirmé vouloir imposer un « blocus » de la capitale. Une déclaration qui, si elle se confirme sur le terrain, pourrait marquer un tournant inquiétant dans la stratégie des groupes armés.
Ces attaques simultanées ont mis en lumière les fragilités du dispositif sécuritaire malien. L’implication du Front de libération de l’Azawad aux côtés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans illustre une convergence tactique inédite, accentuant la complexité de la crise.
Le pouvoir de transition, déjà confronté à des défis politiques et économiques majeurs, se retrouve désormais sous pression pour apporter une réponse claire et rassurante. L’intervention annoncée de Assimi Goïta devrait préciser les mesures envisagées pour contenir la menace et restaurer la confiance.
Dans ce contexte, la population malienne retient son souffle. Entre rumeurs, inquiétudes et attente d’informations officielles, l’allocution présidentielle pourrait constituer un moment clé pour clarifier la situation et fixer le cap.
Reste à savoir si ce message suffira à apaiser les tensions et à répondre aux nombreuses interrogations sur la capacité des autorités à faire face à une menace sécuritaire de plus en plus diffuse et coordonnée.
Doura


