Double meurtre à Conakry : deux cambistes abattus dans un guet-apens à Matoto

Double meurtre à Conakry : deux cambistes abattus dans un guet-apens à Matoto

1 avril 2026 Non Par LA RÉDACTION

La capitale guinéenne, Conakry, a de nouveau été le théâtre d’un drame d’une rare violence. Dans la nuit du mardi au mercredi 1er avril 2026, deux jeunes cambistes, Mamadou Mouctar Baldé et Sounounou Bah, ont été froidement abattus à la corniche de Matoto, dans ce qui s’apparente à un guet-apens soigneusement planifié.
Selon les premières informations, le principal suspect, qui se serait fait passer pour un client, est toujours en fuite.
D’après les éléments recueillis, tout serait parti d’un appel téléphonique reçu par Mamadou Mouctar Baldé. Son interlocuteur, se présentant comme un client, aurait sollicité une opération de change d’un montant de 10 000 euros. Confiant face à cette opportunité, le jeune cambiste accepte le rendez-vous fixé à la corniche de Matoto et s’y rend accompagné de son ami Sounounou Bah.
Arrivés sur les lieux à moto, les deux hommes tombent dans une embuscade. Pris pour cible dès leur arrivée, ils sont abattus à bout portant par leurs assaillants, qui prennent immédiatement la fuite après leur forfait.
Selon des sources concordantes, l’une des victimes a été touchée par balle au niveau du cou, tandis que l’autre a reçu un tir à la nuque. Sounounou Bah serait décédé sur place, alors que son compagnon a succombé à ses blessures à la clinique de T6.
La scène a profondément choqué les habitants de la corniche de Matoto, témoins indirects de ce double homicide.
Évoluant dans un secteur informel et manipulant régulièrement d’importantes sommes d’argent, ces travailleurs restent particulièrement exposés aux actes criminels, souvent sans protection adéquate ni encadrement sécuritaire.

Les deux victimes sont mariées et pères des enfants.
Sur les réseaux sociaux comme dans plusieurs quartiers de la capitale, l’émotion est vive et l’indignation grandissante.
Les forces de sécurité, rapidement déployées sur les lieux, ont ouvert une enquête afin d’identifier et interpeller les auteurs de ce crime. Le procureur près le tribunal de Mafanco devrait, quant à lui, autoriser la restitution des corps aux familles dans les prochaines heures.

Yayé Barry