« Nous sommes prêts à faire face à tous les scénarios »: Israël à court de missiles intercepteurs? Son armée dément
15 mars 2026 Non Par LA RÉDACTION
Selon des articles de médias américains publiés ces derniers jours, le stock de missiles intercepteurs d’Israël se serait considérablement amenuisé dans la guerre que mène le pays contre l’Iran. L’information a été démentie par l’armée israélienne ce dimanche 15 mars. Tel Aviv s’est toutefois refusé à tout commentaire portant sur des questions spécifiques liées aux munitions.

Le système de défense aérienne israélien « Dôme de fer » tire pour intercepter des missiles au-dessus de Tel-Aviv, en Israël, le 13 juin 2025.
Plusieurs médias américains ont appuyé l’idée que Tel Aviv pourrait bientôt manquer de missiles intercepteurs. Le stock de l’armée israélienne (IDF) de ce type de missile n’est pas « extrêmement bas », a répondu l’IDF dans une déclaration ce dimanche 15 mars, citée par le journal israélien The Times of Israel.
« Nous sommes prêts à faire face à tous les scénarios« , a précisé l’armée. Des responsables militaires ont affirmé à nos confrères que l’opération israélienne contre l’Iran était prévue depuis des mois et que les stocks de missiles balistiques iraniens et les drones qui pourraient être tirés sur le pays avaient été pris en compte.
Les bombes à sous-munitions, la stratégie de saturation iranienne
L’armée israélienne n’a pas donné plus de détails sur l’état précis de ses munitions. Dans un article publié ce dimanche, le média américain Semafor a révélé que plusieurs dirigeants américains avaient été directement prévenus par l’armé israélienne que les stocks de missiles intercepteurs étaient « à un niveau extrêmement bas« . Le « dôme de fer » est en effet extrêmement gourmand en munition. Chaque projectile entrant dans l’espace aérien doit être intercepté, ce qui entraîne une consommation excessive de missiles défensifs.
Le journal américainThe New York Post révèle que Téhéran multiplie volontairement les salves de missiles, afin d’amenuiser les réserves israéliennes. Une stratégie de saturation, possible notamment grâce à l’utilisation de bombes à sous-munitions. En plein vol, ces explosifs se divisent en plusieurs projectiles qui deviennent des leurs, capable de brouiller le système de défense israélien, explique la chaîne américaine CNN.
De plus, seuls quelques missiles sont véritablement capables d’intercepter les salves iraniennes: Arrow, Patriot ou encore le système THAAD. Problème, ces munitions sont extrêmement sophistiquées, ce qui rend leur production lente et complexe mais surtout coûteuse. Alors qu’un drone iranien Shahed coûte entre 20 et 50.000 dollars à produire, un seul missile Patriot coute 3,3 millions de dollars. Une différence abyssale, qui permet à Téhéran de multiplier les attaques, sans se soucier de ses stocks.
L’issue du conflit pourrait dépendre de la capacité d’un camp à maintenir ses stocks de munitions, le plus longtemps possible, estimait le quotidien britannique The Guardian, dans un article publié le 3 mars.
TV5
Il n’y a pas d’entrée similaire.



