Guinée : Cellou Dalein Diallo condamne l’enlèvement de proches de Tibou Kamara
5 mars 2026Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a fermement condamné l’enlèvement de la mère et de la sœur aînée de l’ancien ministre d’État Tibou Kamara, survenu dans la nuit du mardi 3 mars 2026 à Dinguiraye.
Selon les informations rapportées, des hommes en uniforme, encagoulés et circulant à bord de pick-up non immatriculés auraient fait irruption au domicile familial peu après la rupture du jeûne, aux environs de 22 heures. Ils auraient procédé à l’arrestation de Hadja Asmaou Diallo, âgée d’environ 80 ans, et de sa fille Hadja Fatoumata Binta Camara.
Dans une déclaration rendue publique, Cellou Dalein Diallo dit avoir appris cet enlèvement « avec une profonde consternation ». Il estime que cet acte s’inscrit dans une série de disparitions forcées qui, selon lui, touchent la Guinée depuis plusieurs années.
Le leader de l’opposition rappelle notamment les cas de Foniké Menguè et Billo Bah, portés disparus depuis juillet 2023, ainsi que celui de Habib Marouane Camara, enlevé à Conakry en décembre 2024. Il cite également les arrestations ou disparitions de Saadou Nimaga, Mamadou Bory Barry, El Hadj Adama Keita, des enfants de l’artiste Elie Kamano, ainsi que Nènè Oussou Diallo et Sékou Camara.
« À ce jour, aucune de ces familles n’a reçu la moindre information sur le sort de leurs proches », a déploré l’ancien Premier ministre.
Pour le président de l’UFDG, ces pratiques viseraient à exercer une pression sur les opposants politiques vivant à l’étranger. Il accuse le pouvoir en place de s’en prendre aux familles de ses détracteurs restées en Guinée.
Cellou Dalein Diallo dit condamner « avec la plus grande fermeté ces actes indignes et inhumains » et exige la libération immédiate et inconditionnelle des proches de Tibou Kamara, ainsi que celle de toutes les personnes victimes de disparitions forcées .
Le leader politique a par ailleurs appelé les forces vives de la nation, les autorités religieuses, les organisations de défense des droits humains et les partenaires internationaux de la Guinée à ne pas rester silencieux face à ce qu’il qualifie de « violations flagrantes des droits de l’homme ».
À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités n’a été faite concernant cet enlèvement signalé à Dinguiraye.
Doura



