Rapatriement d’Allemagne : Morissanda Kouyaté se défend et évoque sa famille aux États-Unis

Rapatriement d’Allemagne : Morissanda Kouyaté se défend et évoque sa famille aux États-Unis

26 février 2026 Non Par LA RÉDACTION

Sous pression après le rapatriement de 120 Guinéens en situation irrégulière depuis l’Allemagne, le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a animé une conférence de presse dans les locaux de son département, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne en Guinée.
Dès l’entame de son intervention, le chef de la diplomatie guinéenne est revenu sur son parcours personnel et militant. Il a évoqué le combat qu’avait  avoir mené selui le régime de Ahmed Sékou Touré, pour la dignité du Guinéen
Très critiqué sur les réseaux sociaux, notamment en raison de la présence de membres de sa famille aux États-Unis, Morissanda Kouyaté a tenu à répondre aux accusations d’incohérence entre le rapatriement de migrants guinéens et la situation de ses propres proches vivant à l’étranger.
« Moi, j’étais dans la diaspora. J’ai passé 20 ans à l’extérieur. Je connais cette réalité », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que sa famille avait quitté la Guinée il y a plusieurs décennies en raison de menaces liées à son engagement.
Le ministre affirme avoir mis ses proches à l’abri aux États-Unis alors qu’il était, selon ses propos, « dans le feu de l’action » en Guinée. Il a également indiqué avoir fait l’objet de vives critiques dans certaines mosquées pour son engagement contre l’excision et en faveur des droits des femmes.
« On me menaçait, on menaçait mes enfants. Je ne voulais pas être responsable de cela. J’ai donc mis ma famille à l’abri, parce que c’est moi qui luttais. Cela remonte à 30 ans déjà », a-t-il soutenu, rejetant toute comparaison entre sa situation personnelle et celle des migrants récemment rapatriés.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de vives réactions au sein de l’opinion publique, où le débat sur la gestion des migrations et la responsabilité des autorités reste particulièrement sensible.

Doura