Seif al-Islam tué par un commando de quatre personnes chez lui( avocat)
3 février 2026
Selon les informations de « Complément d’enquête », les faits ont eu lieu, ce mardi, à Zenten, en Libye. Son avocat français évoque un commando de quatre hommes qui l’auraient tué à son domicile.
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Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, longtemps vu comme son successeur potentiel et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, est mort mardi 3 février, a confirmé à France Télévisions son avocat français, Marcel Ceccaldi, accréditant des informations données par des médias locaux.
Selon les informations de « Complément d’enquête », il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l’ouest de la Libye, à 14 heures locales ce mardi. D’après des informations transmises par une source libyenne et confirmées par son avocat français, quatre hommes auraient investi la maison dans laquelle Saïf al-Islam se trouvait après avoir cassé les caméras de surveillance censées protéger le fils du dictateur qui se savait menacé. Ils l’auraient ensuite exécuté. « C’est une nouvelle qui me touche particulièrement, a réagi son conseil auprès de France Télévisions. Il était ouvert sur les autres, et francophile. Il avait beaucoup de qualités humaines. »
En 2011, il avait accusé Nicolas Sarkozy de soupçons de financement libyen
Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam, 53 ans, s’était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen en 2011. Cette même année, il s’était fait connaître de la France, en accusant le président français de l’époque Nicolas Sarkozy d’avoir financé en partie sa campagne présidentielle de 2007 grâce à des fonds libyens, dans une interview accordée à la chaîne Euronews.
Dans une déclaration écrite transmise à « Complément d’enquête » en septembre 2025, par l’intermédiaire de son avocat, il affirmait voir dans la condamnation de Nicolas Sarkozy dans cette affaire « une victoire pour nous, pour la Libye et pour la justice (…) Ma confrontation n’a jamais été avec l’Etat français ni avec son peuple (…) mais avec Sarkozy personnellement qui a abusé de sa fonction pour obtenir des gains financiers et politiques. »
Longtemps détenu à Zenten, Saïf al-Islam avait été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie. Jusqu’à l’annonce de sa mort, personne ne savait où il se trouvait. En 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle libyenne, misant sur le soutien des nostalgiques de l’ancien régime. L’élection ne s’est finalement pas tenue.
Avec France Télévision



