Explosions à Caracas : Maduro dénonce une « grave agression militaire » et décrète l’état d’exception
3 janvier 2026De fortes explosions ont été entendues dans la nuit à Caracas. Le président vénézuélien Nicolas Maduro dénonce une « grave agression militaire » imputée aux États-Unis et décrète l’état d’exception.
De puissantes explosions ont secoué Caracas dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien Nicolas Maduro accuse directement les États-Unis d’une « très grave agression militaire », décrète l’état d’exception et appelle à la mobilisation nationale.
De fortes déflagrations entendues dans plusieurs zones de la capitale
Aux alentours de 2h du matin (6h TU), de violentes explosions accompagnées de bruits similaires à des survols d’avions ont été entendues dans plusieurs quartiers de Caracas, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. Les détonations se sont poursuivies au moins jusqu’à 2h15, provoquant la panique parmi les habitants.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent d’importantes colonnes de fumée et des incendies, notamment dans le sud et l’est de la capitale. Certaines explosions auraient également touché l’aéroport et le port de Caracas, selon des témoignages recueillis par l’AFP. D’autres déflagrations ont été signalées à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.
Dans plusieurs secteurs, des coupures d’électricité ont été rapportées.
Caracas et ses environs touchés, une base militaire potentiellement visée
Selon des sources locales, les explosions auraient secoué des zones civiles et militaires, notamment autour de Fuerte Tiuna, vaste complexe militaire stratégique situé au cœur de Caracas. Les fenêtres de nombreux immeubles auraient vibré sur plusieurs kilomètres, sans qu’il soit possible d’identifier précisément l’origine des frappes dans l’immédiat.
Le Venezuela accuse directement les États-Unis
Dans un communiqué officiel publié samedi matin, le gouvernement vénézuélien a formellement accusé les États-Unis d’être à l’origine de cette attaque.
« Le Venezuela rejette, répudie et dénonce la très grave agression militaire perpétrée par les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens », indique le texte, évoquant des frappes à Caracas ainsi que dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Face à la gravité de la situation, le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception et appelé « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation ».
Un contexte de fortes tensions avec Washington
Ces événements surviennent dans un contexte de vives tensions diplomatiques et militaires entre Caracas et Washington. Le président américain Donald Trump a récemment ordonné le déploiement d’une flottille militaire dans les Caraïbes et évoqué publiquement la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela, affirmant que les jours de Nicolas Maduro étaient « comptés ».
Lundi, Donald Trump a également annoncé que les États-Unis avaient détruit une zone portuaire utilisée, selon lui, par des réseaux de narcotrafic au Venezuela — une opération présentée comme la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.
Maduro dément et évoque une tentative de déstabilisation
Le président vénézuélien rejette fermement les accusations américaines de narcotrafic et accuse Washington de chercher à le renverser pour s’emparer des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes au monde.
Dans une interview diffusée jeudi, Nicolas Maduro se voulait confiant, affirmant que « le système de défense nationale garantit l’intégrité territoriale et la paix du pays ».
Avec AFP



