Maintien de la suspension de l’UFDG : le MATD met en garde contre une perte du statut juridique
17 décembre 2025
Conakry, 16 décembre 2025 – Le bras de fer se poursuit entre le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) et l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Dans une correspondance officielle adressée au président du parti, Cellou Dalein Diallo, le ministre Ibrahima Kalil Condé a rejeté la demande de reprise des activités politiques formulée par l’UFDG à l’issue de ses 90 jours de suspension.
Selon le ministre, malgré les dossiers complémentaires transmis par le parti et la coopération affichée, plusieurs manquements substantiels aux textes légaux et réglementaires continuent de persister. Ces insuffisances ont été relevées par la Commission d’évaluation mise en place à la suite de la décision N°0011/MATD/DGAP/CAB/2025 du 20 août 2025 portant suspension de l’UFDG.
Parmi les principales anomalies citées figurent notamment l’absence d’organisation de congrès depuis 2015, le défaut de procès-verbaux électifs au niveau des structures déconcentrées, ainsi que la substitution irrégulière d’une convention nationale à un congrès statutaire, en violation des textes internes du parti. Le rapport fait également état d’une composition irrégulière des organes de direction, marquée par des nominations non conformes, et de la poursuite d’activités politiques à partir de l’extérieur, en dépit de la mesure de suspension en vigueur.
Face à ces constats, le ministre de l’Administration du territoire a notifié le maintien de la suspension de l’UFDG jusqu’à la satisfaction complète des exigences légales. Il rappelle par ailleurs que, conformément à l’article 51 de la loi organique L/2025/035/CNT portant régime des partis politiques, la formation dirigée par Cellou Dalein Diallo dispose d’un délai de six mois, à compter du 25 novembre 2025, pour se conformer intégralement aux nouvelles dispositions légales.
Passé ce délai, prévient le ministre Ibrahima Kalil Condé, l’UFDG s’exposerait à une perte de son statut juridique, conformément aux dispositions de la loi en vigueur.
Cette décision relance le débat sur l’avenir juridique et politique de l’un des principaux partis d’opposition du pays, à quelques jours de l’échéance électorale majeure prévue en Guinée.
Doura



