Croissance économique 2025 : l’Éthiopie domine, la Guinée talonne, le Sénégal à la traîne selon le FMI
14 novembre 2025
Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses nouvelles prévisions de croissance pour l’Afrique en 2025, mettant en lumière de fortes disparités entre les économies du continent. Malgré son entrée prochaine dans le cercle des producteurs de gaz et de pétrole, le Sénégal se retrouve en bas du classement, alimentant les interrogations sur l’impact réel, à court terme, des revenus issus des hydrocarbures.
L’Afrique de l’Est et de l’Ouest en tête des prévisions
Selon les données analysées par Sika Finance à partir des chiffres du FMI, plusieurs pays africains affichent des perspectives particulièrement prometteuses.
Éthiopie et Guinée : les locomotives du continent (7,20 %)
- Éthiopie : sa progression repose sur d’importants investissements dans les infrastructures énergétiques et de transport, couplés à une ouverture progressive de l’économie pour dynamiser l’industrie manufacturière.
- Guinée : la croissance est principalement portée par la hausse continue de la demande mondiale de bauxite, dont le pays est l’un des premiers producteurs au monde.
Bénin et Niger : une dynamique soutenue
- Bénin (7,0 %) : diversification économique, réformes du climat des affaires et modernisation des infrastructures portuaires.
- Niger (6,60 %) : perspectives favorisées par les espoirs liés à l’exploitation pétrolière et une augmentation des investissements étrangers, malgré les défis sécuritaires.
Côte d’Ivoire et Ouganda : des économies résilientes (6,40 %)
- Côte d’Ivoire : croissance stimulée par d’importants investissements publics, une agriculture diversifiée — notamment dans le cacao — et des réformes économiques ambitieuses.
- Ouganda : développement soutenu par les projets pétroliers et l’expansion de l’industrialisation.
Le Sénégal dans le groupe des 6 %, mais au bas du classement
Le Sénégal se classe aux côtés de Djibouti, de la Gambie et de la Tanzanie, avec un taux prévisionnel de 6,0 %. Un niveau respectable, mais décevant pour un pays sur le point de devenir producteur d’hydrocarbures et affichant de fortes ambitions économiques.
Cette position illustre une problématique majeure : comment convertir le potentiel pétrolier et gazier en une croissance réellement inclusive et durable ? Comme l’ont fait le Bénin ou la Côte d’Ivoire, le Sénégal devra accélérer ses réformes structurelles s’il veut hausser durablement son rythme de croissance et renforcer son rôle économique en Afrique.
Top 10 des pays africains à la plus forte croissance en 2025 (FMI)
- Éthiopie – 7,20 %
- Guinée – 7,20 %
- Bénin – 7,00 %
- Niger – 6,60 %
- Côte d’Ivoire – 6,40 %
- Ouganda – 6,40 %
- Tanzanie – 6,00 %
- Djibouti – 6,00 %
- Gambie – 6,00 %
- Sénégal – 6,00 %
Yayé Barry


