L’UFDG reporte son congrès et dit saisir la cour suprême

L’UFDG reporte son congrès et dit saisir la cour suprême

4 juillet 2025 Non Par LA RÉDACTION

Le bras de fer aura tourné en faveur du ministre de l’administration du territoire.  Ibrahima Khalil Condé avait intimé l’ordre à l’union des forces démocratiques de Guinée de suspendre le congrès au motif de la réintégration du ministre Ousmane Gaoual DIALLO,  exclu du parti il y a plusieurs mois. Samedi dernier  , Cellou Dalein DIALLO avait fait savoir que rien ne s’opposer à l’organisation du congrès.  L’UFDG rétropédale et saisie la Cour suprême même si elle est presque convaincue qu’elle n’obtiendra pas gain de cause.

 

La Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), privilégiant toujours les recours légaux pour faire prévaloir ses droits, a décidé de saisir la Cour suprême pour requérir l’annulation des décisions illégales et arbitraires prises par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et notifiées à l’UFDG par sa lettre n°0834 du 27 juin 2025》 selon le parti.

Plus loin,  la Direction nationale de l’UFDG précise

Comme clairement démontré dans la lettre-réponse du Président du parti adressée au MATD, ces injonctions, qui remettent en cause une décision de justice, constituent une atteinte grave à l’État de droit, aux libertés d’association et de réunion ainsi qu’à l’autonomie des partis politiques, pourtant garanties par la Charte de la Transition et la Charte des partis politiques.

Dans l’attente du verdict de la Cour suprême, la Direction Nationale de l’UFDG décide de suspendre l’organisation du congrès national extraordinaire initialement prévu le 6 juillet 2025》 poursuit le parti.

Le parti est en conflit avec Ousmane Gaoual DIALLO.  Ce dernier avait été exclu du parti.  Il a saisi la justice pour être réintégré. L’UFDG s’est pourvu en cassation de cette décision.  C’est dans cette atmosphère tendue que le ministre de l’administration,  Ibrahima Khalil Condé s’est mêlé pour interdire le congrès.

Yayé Barry