Cellou Dalein ne croit plus aux gens sur parole ( discours de Chicago)

Cellou Dalein ne croit plus aux gens sur parole ( discours de Chicago)

22 août 2024 Non Par LA RÉDACTION

Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a profité de sa participation à une convention démocrate aux États-Unis pour s’adresser à ses militants. Dans son intervention, l’opposant a vivement critiqué la gestion de la transition par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), appelant à tirer les leçons des expériences politiques passées.

Devant ses partisans, le leader de l’UFDG a notamment dénoncé ce qu’il considère comme des promesses non tenues par les autorités militaires depuis leur prise du pouvoir en septembre 2021.

Cellou Dalein Diallo dénonce les violations des droits humains

Dans son discours, Cellou Dalein Diallo a rappelé les engagements pris par la junte au lendemain du renversement d’Alpha Condé, notamment en matière de justice, de fonctionnement des institutions et de respect des libertés fondamentales.

« La junte avait juré à la prise du pouvoir de mettre fin à l’instrumentalisation de la justice, au dysfonctionnement des institutions, au piétinement des droits et libertés guinéens », a-t-il déclaré.

Le président de l’UFDG a également évoqué le bilan humain des violences, affirmant que 55 personnes avaient perdu la vie sans que justice soit rendue aux victimes. Il a déploré l’absence, selon lui, d’enquêtes permettant d’établir les responsabilités dans ces décès, précisant que la plupart des victimes avaient moins de 20 ans.

Ces chiffres et accusations n’ont pas été vérifiés de manière indépendante dans les éléments disponibles.

« Il ne faut pas croire aux gens sur parole »

Pour Cellou Dalein Diallo, la lutte politique en Guinée doit s’accompagner d’une remise en question des méthodes utilisées par le passé. Il a insisté sur la nécessité de garantir aux citoyens le droit de choisir librement leurs dirigeants et de les sanctionner dans les urnes.

« Nous voulons que le peuple exerce pleinement son droit de choisir ses dirigeants et de sanctionner par les urnes ses dirigeants », a-t-il affirmé.

Reconnaissant que des erreurs avaient été commises dans le parcours de son parti, l’opposant a appelé ses militants à faire preuve de davantage de prudence dans leurs engagements politiques.

« Il ne faut plus qu’on commette d’erreurs. Certes, l’erreur est humaine, mais dans la conquête du pouvoir en Guinée, il faut qu’on change de méthode », a-t-il poursuivi.

Il a notamment mis en garde contre les promesses politiques non accompagnées de garanties concrètes, estimant qu’un système bloque les évolutions souhaitées.

« Il ne faut pas croire aux gens sur parole », a-t-il martelé.

Le soutien initial de l’UFDG au coup d’État en question

Le discours de Cellou Dalein Diallo intervient dans un contexte marqué par les désaccords entre une partie de l’opposition et les autorités de transition. En septembre 2021, après le renversement d’Alpha Condé par le CNRD, l’UFDG avait exprimé son soutien au changement de pouvoir, avant que les relations avec les militaires ne se dégradent.

Depuis, les critiques visant la conduite de la transition se sont multipliées au sein de l’opposition, notamment autour du respect des libertés publiques, de la justice et du retour à l’ordre constitutionnel.

Aux États-Unis, Cellou Dalein Diallo a ainsi réaffirmé son engagement en faveur de la démocratie et appelé ses militants à tirer les enseignements du passé pour éviter de reproduire les mêmes erreurs dans la conquête du pouvoir en Guinée.

Le soutien initial de l’UFDG au coup d’État en question

Le discours de Cellou Dalein Diallo intervient dans un contexte marqué par les désaccords entre une partie de l’opposition et les autorités de transition. En septembre 2021, après le renversement d’Alpha Condé par le CNRD, l’UFDG avait exprimé son soutien au changement de pouvoir, avant que les relations avec les militaires ne se dégradent.

Depuis, les critiques visant la conduite de la transition se sont multipliées au sein de l’opposition, notamment autour du respect des libertés publiques, de la justice et du retour à l’ordre constitutionnel.

 

 

Yayé Barry