Il a fait cette déclaration au tribunal de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, sous les auspices du président dudit tribunal, Ibrahima Sory 2 Tounkara.
Pendant la séance de sensibilisation que s’était livré son chef, précise-t-il, des jeunes manifestants et certains policiers s’étaient livrés à des échanges de projectiles. C’est en ce moment, selon lui, le colonel Moussa Thiégro Camara, de nouveau est parti pour sensibiliser les leaders.
» Ma présence était justifiée. Notre mission en ces lieux, était de suivre pour éviter qu’il y ait débordement et de casse », précise l’accusé avant d’ajouter qu’ils sont restés au Stade jusqu’à l’arrivée des bérets rouges qui avaient commencé à tirer en l’air en direction du Stade.
Pour justifier leur départ du Stade du 28 septembre, le colonel Blaise Goumou dira qu’ils ont quitté les lieux, parce que les bérets rouges qui étaient venus en ces lieux étaient lourdement armés cependant lui et son équipe n’étaient pas du tout armés.
Il a par ailleurs reconnu sur une photo que le parquet lui a présentée, les exactions qui avaient été perpétrées par les éléments de son service sur des pauvres citoyens dont le seul crime serait de venir au Stade pour répondre à l’appel des forces vives de la nation.
Blaise est le huitièmes accusé à présenter devant les juges dans le dossier des massacres du 28 septembre 2009. Ce jour-là, 150 manifestants furent tué à bout portant, 109 femmes violées et des milliers de blessés selon un bilan de l’ONU.
Yayé Barry




